Le problème de l’écologie est un problème complexe. Différents point doivent être abordé pour comprendre toute la complexité du phénomène.
Nous allons ici aborder le phénomène du gaspillage avec une présentation du système et de la logique du capitalisme. En réaction a quoi, on présente sur ce même problème les réalisations des pays socialistes et les limites.
C’est un texte qui veut être une ébauche mais ne vise pas à répondre à toutes vos questions mais juste à lancer le débat1.
Gaspillage sous le capitalisme. Pourquoi ?
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La concurrence et l’anarchie de la production font que la répartition du travail et des moyens de production entre les différentes branches, et le développement des forces productives dans l’économie marchande, sont réalisés au prix de grosses pertes de travail social.
L’économie et les techniques ne se développent pas, et ne peuvent pas se développer — selon des critères comme la satisfaction des besoins de base ou une production durable et respectueuse de l’environnement — comme le voudraient les verts. La seule motivation est le profit que l’on peut tirer des marchandises. Que le produit couvre un besoin essentiel ou qu’il soit totalement dénué de sens, qu’il soit propre ou polluant, ne change rien à l’affaire, pour le capitaliste. Une production propre, la protection et l’assainissement de l’environnement, l’agriculture biologique… ne sont possibles que si l’on y met le prix et si une demande existe. Du fait qu’elles impliquent souvent des frais élevés, elles restent marginales, à moins que l’Etat ne couvre ces frais en faisant appel à l’argent du contribuable.
L’anarchie de la production individuelle, capitaliste, la concurrence et le fait que l’économie n’est pas planifiée, entraînent un énorme gaspillage, non seulement des forces de travail, mais également des richesses naturelles. Ne prenons comme exemple que les surplus agricoles — les milliers de tonnes de tomates, de lait et de viande que l’on détruit chaque année —, ou le remplacement de plus en plus fréquent des produits et machines encore en bon état de marche par des produits et machines plus récents, ou encore la destruction des moyens de production qu’entraîne chaque fermeture ou restructuration d’entreprise.
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Récupération de chaleur en Allemagne Socialiste
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Un autre exemple de l’avance du bloc de l’Est est le système de récupération de chaleur. Dans une centrale électrique occidentale classique, 60% de l’énergie produite est gaspillée par le refroidissement d’air ou d’eau, qui nuit à l’environnement. Il suffit de penser aux grandes tours de refroidissement présentes à proximité de presque toutes les centrales électriques occidentales. Il en va autrement dans le bloc de l’Est. Dès les années 50, on y a développé un ingénieux système de récupération de chaleur. Les centrales de petite et moyenne taille étaient implantées à proximité de complexes industriels et/ou de villes. Elles produisaient de l’électricité de manière classique : on brûle un carburant fossile de manière à transformer de l’eau ou de la vapeur à basse pression en vapeur à haute pression qui fait tourner des turbines générant de l’électricité. C’est là que se séparent les routes entre la technologie capitaliste et la technologie socialiste. La technologie capitaliste arriérée ne savait rien faire d’autre de la vapeur relâchée que de la refroidir avec de l’eau de rivière — avec toutes les conséquences néfastes pour le biotope de la rivière — ou par des tours de refroidissement. De cette manière, on gaspille jusqu’à 2,5 fois trop d’énergie, pour fabriquer une unité d’énergie utile. Le tiers monde a été exploité jusqu’à la corde, l’énergie était scandaleusement bon marché…
La technologie socialiste avancée, quant à elle, utilisait d’une manière utile l’énergie ‘résiduelle’ pour alimenter en énergie les complexes industriels, directement sous la forme de vapeur ou indirectement, sous la forme de chauffage central — au sens littéral. Par ailleurs, des systèmes très étendus de chauffage urbain existaient: un ingénieux système de canalisations répartissait la vapeur résiduelle vers les blocs d’habitations. De cette manière, un même type de centrale électrique pouvait, en Europe de l’Est, fournir 98% d’énergie utile alors que dans le système capitaliste, elle n’en fournissait que 40%. Et dire qu’en Occident, certains écologistes considéraient avec dédain ‘le mauvais fonctionnement des systèmes de chauffage urbain’ dans l’ancien bloc de l’Est… Sans aucun doute, ces systèmes auraient pu être améliorés, notamment par des thermostats. Mais même un système de chauffage urbain qui a des ratés est bien plus efficace que des centrales électriques capitalistes dilapidatrices et que les ‘chauffages centraux’ individuels.
Depuis lors, après la crise de l’OPEP, les prix du carburant ont flambé. Ce n’est que sous cette pression du tiers monde, associée à la lutte d’un mouvement écologiste de plus en plus fort, que le capitalisme a été contraint de gérer son énergie d’une manière plus efficace. Et environ un demi-siècle après le socialisme, le capitalisme découvre soudain le couplage chauffage / production d’électricité, un processus de production combinée, les deux produits étant utilisés de manière utile. Les incinérateurs de déchets sont des installations de ce type. Ou : comment une technologie moderne est mise en œuvre pour provoquer un autre problème écologique, étant donné que, sous le capitalisme, une seule chose compte : le profit. Le profit est aussi la raison pour laquelle on plaide maintenant, sous le capitalisme, pour les économies d’énergie. Certaines entreprises attribuent des primes à leurs ingénieurs pour économiser de l’énergie.
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Oui ! Mais sous le socialisme tout n’était pas rose.
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[On critique allègrement les problèmes écologiques des pays socialistes. Mais] l’impérialisme oublie bien vite de tenir compte du contexte historique concret, car sa propre responsabilité serait mise en lumière. Le contexte historique, c’est que l’impérialisme n’a manqué aucune occasion de détruite le jeune Etat soviétique. Dès le début, l’Union soviétique a été confrontée à une intervention meurtrière ; peu après, elle a connu la menace et l’agression nazie puis elle a été plongée dans la guerre froide. Tout cela a nécessité une rapide croissance quantitative de l’économie et de l’appareil militaire, au détriment de son développement qualitatif et durable. Ceci vaut pour l’ensemble du bloc de l’Est : ´Sur le territoire de la R.D.A., la plupart des usines étaient détruites en mai 1945, date à laquelle le fascisme a été anéanti. Dans un premier temps, il fallait remettre en marche la production pour donner à la population ce dont elle avait le plus besoin… Certaines tâches de la lutte contre la pollution des eaux et de l’air ont été placées au second plan.
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Tandis qu’en Occident, les différents problèmes écologiques sont apparus par phases, progressivement, dans les pays au développement rapide, ils sont apparus simultanément avec, pour conséquence, des problèmes beaucoup plus aigus.
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La nécessité d’un développement économique rapide a fait que, lorsque des usines moins polluantes ont été construites, les anciennes ont continué à produire et à polluer. Ainsi, à Leuna et Buna (RDA), on a construit des usines chimiques à la fin des années 50. Mais les anciennes, qui dataient de la Première Guerre mondiale, sont restées actives. La production a doublé.
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Texte tiré de Didier Bette, « Le capitalisme détruit l’homme et la nature » et Alexander Kempeneers et Didier Bette “Le bilan écologique des pays socialistes” dans Etudes Marxistes n°51, EPO, 2000, Bruxelles.
















